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Ce qui change au 1er juillet 2016

 

APL, PEL, tiers payant, rémunération des fonctionnaires, compte pénibilité, maisons de retraite, crédit immobilier, transactions sur les plateformes internet... Retrouvez les principales nouveautés en place au 1er juillet 2016. 

Ce qui change au 1er juillet 2016

Aides au logement (APL)

Le budget 2016 tablait sur une économie de 225 millions d'euros sur les aides personnalisées au logement (APL), pour le Ministère du Logement. Comme cela avait été annoncé, l'attribution et le mode de calcul de ces aides personnelles au logement étaient donc logiquement appelées à changer. C'est désormais chose faite, après quelques pistes d'économie abandonnées et d'hésitations, liées au côté sensible du dossier. Voici les 3 axes de la réforme.

Les APL : 15,5 milliards d'euros versés à 6,5 millions de bénéficiaires

Les APL constituent le principal poste de dépenses du ministère du Logement, pour un montant de 15,5 milliards d'euros. L'objectif du budget 2016 était de les raboter de 225 millions en 2016 et de 314 millions en 2017, par 3 mesures d'économies ciblées.

En France, 6,5 millions de personnes en bénéficient. Leur montant varie en fonction des revenus, de la zone d'habitation, de la situation familiale, etc.

Leur versement est assuré par la caisse des allocations familiales (Caf).

De nouveaux critères d'éligibilité pour toucher les APL

Trois changements sont à prévoir :

  • À partir de juillet 2016, un plafond de loyer sera instauré, au-delà duquel le montant des APL sera dégressif. L'objectif est d'éviter les loyers trop élevés ;
  • À partir du 1er octobre 2016, les APL ne sont plus accordées aux enfants dont les parents sont assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ;
  • À partir du 1er octobre 2016, la Caf prendra en compte le patrimoine du bénéficiaire, comme c'est le cas pour le versement du Revenu de solidarité active (RSA), pour déterminer le montant de l'allocation, dès lors qu'il excède 30 000 €. L'idée serait notamment d'écarter certains allocataires, qui disposent d'une résidence secondaire.

VOIR AUSSI : APL : votre loyer est-il désormais trop élevé pour toucher une aide ?

Les tarifs réglementés de vente du gaz augmentent de 0,4 % au 1er juillet 2016

Au premier juillet 2016, les tarifs réglementés de vente du gaz d’ENGIE augmenteront  en moyenne de 0,4 % par rapport au barème en vigueur en juin 2016. L’évolution des coûts d’approvisionnement induit une augmentation de 1,6 % des tarifs compensée par une baisse de 1,2 % des coûts hors approvisionnement.

L’augmentation des coûts d’approvisionnement vient de l’application de la nouvelle formule tarifaire prévue dans le projet d’arrêté soumis pour avis à la CRE. Les évolutions de cette formule, conformes aux recommandations de la CRE publiées dans son rapport d’audit portent sur l’augmentation  de la part d’indexation sur l’indice français  « PEG Nord » et sur la réduction du nombre des indices pétroliers au 1er juillet 2016. La part totale d’indexation sur les marchés du gaz naturel passe ainsi de 77,4 % à 77,6 %.

Depuis le 1er janvier 2015, les tarifs réglementés de vente de gaz ont en moyenne baissé de 18 %.

Ce qui change au 1er juillet 2016

Crédit immobilier

Une ordonnance du 25 mars 2016 modifie les dispositions applicables aux crédits immobiliers à compter du 1er juillet 2016 en instituant un cadre juridique européen harmonisé pour l'octroi du crédit immobilier et du crédit hypothécaire. Elle renforce notamment la protection du consommateur en prévoyant la mise à disposition des consommateurs d'informations générales concernant le contrat de crédit immobilier ainsi que d'une information précontractuelle, sous la forme d'une fiche d'information standardisée permettant à l'emprunteur de comparer les différentes offres de crédit disponibles sur le marché, d'évaluer leurs implications et de se déterminer en toute connaissance de cause sur l'opportunité de conclure un contrat de crédit.

Cette ordonnance introduit de nouvelles dispositions selon lesquelles le prêteur doit fournir gratuitement à l'emprunteur les explications adéquates lui permettant de déterminer si le contrat de crédit proposé et les éventuels services accessoires sont adaptés à ses besoins et à sa situation financière.

L'ordonnance institue par ailleurs à la charge des prêteurs un service de conseil en matière de contrats de crédit consistant en la fourniture à l'emprunteur de recommandations personnalisées.

L'analyse de la solvabilité des emprunteurs est encadrée :

  • le prêteur doit procéder à une évaluation rigoureuse de la solvabilité de l'emprunteur ;
  • l'emprunteur est informé par le prêteur, au stade précontractuel, de manière claire et simple, des informations nécessaires à la conduite de l'évaluation de sa solvabilité.

 L'ordonnance apporte également des précisons sur les conditions dans lesquelles les prêteurs procèdent à l'évaluation d'un bien immobilier à usage d'habitation financé à l'aide d'un prêt. Celle-ci doit notamment être réalisée par un expert en évaluation immobilière indépendant du processus de décision d'attribution du prêt.

Ces mesures sont prises en application de la directive européenne du 4 février 2014 sur les contrats de crédit aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers à usage résidentiel.

Taux d'intérêt légal

L'arrêté du 24 juin 2016 fixe les taux de l'intérêt légal applicables au 2e semestre 2016. Le premier taux concerne les créances des particuliers et le second s'applique à tous les autres cas.

Quels taux pour l'intérêt légal au 2e semestre 2016 ?

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Ces taux sont actualisés chaque semestre.

Le taux d'intérêt légal est utilisé pour calculer les pénalités en cas de retard de paiement d'une somme d'argent notamment en matière bancaire, de surendettement, de crédit, de fiscalité, de divorce, de marchés publics ou entre professionnels.

Débiteur (qui doit)

Créancier (à qui l'argent est dû)

Taux

Particulier

Particulier

4,35 % 

Professionnel

Particulier

4,35 % 

Particulier

Professionnel

0,93 % 

Professionnel

Professionnel

0,93 % 

Pour calculer la pénalité, il faut multiplier la somme due par le nombre de jours de retard et par le taux de l'intérêt légal applicable sur la période. Le résultat est divisé par 100 multiplié par le nombre de jours de l'année, soit la formule suivante : (somme due x jours de retard x taux intérêt légal) / (365 x 100).

Rappel : 

quand on parle de particulier, il faut entendre toute personne physique n'agissant pas pour des besoins professionnels.

Plan épargne-logement

Pour les plans d'épargne-logement (PEL) ouverts avant le 1er mars 2016, la prolongation automatique du PEL est possible à partir du 1er juillet 2016.

Le plan épargne logement (PEL) est une épargne bloquée pendant au moins 4 ans et qui, ensuite, peut être utilisé de 3 façons différentes : prolongé, clôturé pour récupérer l'argent ainsi économisé ou utilisé pour obtenir un prêt. L'arrêté du 10 février 2016 vient de modifier les conditions de prolongement de l'épargne.

Pour souscrire un plan épargne logement (PEL), il faut verser 225 € à l'ouverture du compte et 540 € chaque année au minimum.

Pendant, au moins 4 ans, aucun retrait n'est possible.

Le taux de rémunération est défini par le contrat signé par l'épargnant avec l'établissement bancaire lors de l'ouverture du compte. Le taux d'intérêt prévu à l'ouverture du PEL s'appliquera pendant toute la durée du contrat. Par exemple, les sommes versées sur un compte ouvert à partir du 1er février 2016 seront rémunérées au taux d'intérêt de 1,5 % par an (2 % pour les comptes ouverts entre le 1er février 2015 et le 31 janvier 2016).

Après 4 ans, il est possible de prolonger l'épargne jusqu'à une durée maximale de 10 ans.

Entre 4 ans et 10 ans d'épargne, l'épargnant qui ouvre un plan à partir du 1er mars 2016 pourra maintenant prolonger automatiquement son PEL d'un an, sans se manifester. En effet, à chaque date anniversaire du contrat, ce sera à l'établissement bancaire de l'informer qu'il peut, soit prolonger son épargne d'une année, soit utiliser ses économies. Pour les plans d'épargne-logement ouverts avant le 1er mars 2016, cette modalité de prolongation ne sera possible qu'à partir du 1er juillet 2016.

Passé 10 ans d'économie, il n'est plus possible d'effectuer de versement mais le PEL continue de produire des intérêts pendant 5 ans.

À sa 15e année, le PEL est automatiquement transformé en livret d'épargne classique.

À savoir : Les intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'au 12e anniversaire du PEL mais soumis chaque année aux prélèvements sociaux en vigueur.

Tiers payant

Au 1er juillet 2016, les professionnels de santé ont la possibilité d'appliquer le tiers payant partiel (part des dépenses prise en charge par l'Assurance maladie) aux :

  • assurés atteints d'une affection de longue durée ;
  • femmes enceintes qui bénéficient de l'assurance maternité.

 Tiers payant : le calendrier de sa généralisation

Fibre optique obligatoire dans les logements neufs

Deux nouveaux articles (L. 111-5-1-1 et L. 111-5-1-2) ont été ajoutés au code de la construction et de l’habitation (article 33 bis). Le premier précise que les logements neufs (immeubles ou maisons individuelles) « doivent être pourvus des lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique nécessaires à la desserte du logement ou du local à usage professionnel par un réseau de communications électroniques à très haut débit en fibre optique ouvert au public ».  

Le deuxième article explique quant à lui que ceci est également valable pour les lotissements neufs, selon les mêmes dispositions. Un futur décret du Conseil d’État devra quant à lui fixer les modalités de mise en œuvre.  

De fait c'est une mesure de la loi Macron pour l'économie numérique qui n'a jamais vu le jour, le raccordement à la fibre optique des logements neufs construits à partir du 1er juillet 2016 est obligatoire. Par ailleurs, le raccordement est facilité dans les copropriétés des immeubles construits avant 2016. Les copropriétaires peuvent donner mandat au conseil syndical pour choisir et gérer l'équipement de l'immeuble en fibre optique sans avoir à attendre le vote de l'assemblée générale annuelle.  

Contraception

Après la gratuité de la contraception en 2013 pour les 15-18 ans, c'est désormais l'ensemble du processus médical pour l'accès à la contraception (consultation médicale, examens biologiques etc.) qui devient gratuit et anonyme.

Maisons de retraite

Le décret qui fixe la liste des prestations minimales d'hébergement (accueil hôtelier, restauration, blanchissage, animation et vie sociale...) dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) entre en vigueur au 1er juillet 2016. Les tarifs communiqués par ces établissements devront inclure toutes ces prestations.

Socle minimal de prestations en EHPAD

Le premier texte qui entre en vigueur le 1er juillet 2016 fixe la liste des prestations minimales d'hébergement (socle minimal de prestations) délivrées par les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) :

  • accueil hôtelier (mise à disposition d'une chambre individuelle ou double, accès à une salle de bain comprenant a minima un lavabo, une douche et des toilettes, éclairage, chauffage, entretien et nettoyage, accès à la télévision, à la téléphonie et à internet...) ;
  • restauration (accès à un service de restauration, fourniture de trois repas, d'un goûter et d'une collation nocturne) ;
  • blanchissage (fourniture du linge de lit et de toilette) ;
  • animation et vie sociale (à l'intérieur et à l'extérieur de l'établissement) ;
  • administration générale (frais de rendez-vous, état des lieux, document de liaison avec la famille, contrat de séjour...). 

Les tarifs communiqués par ces établissements devront inclure toutes ces prestations, l'ensemble de ces tarifs devant être accessibles en ligne d'ici la fin de l'année sur le site www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr .

Prix des prestations d'hébergement dans les EHPAD non habilités à l'aide sociale

Le deuxième décret qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2016 définit le taux maximal d'évolution annuelle des prix des prestations dans les EHPAD non habilités à l'aide sociale. Ce taux est calculé en prenant en compte, de façon égale, l'évolution des charges des gestionnaires et l'évolution des pensions de base.

Rémunération des fonctionnaires

Le point d'indice des fonctionnaires va augmenter de 1,2 % en deux fois : 0,6 % au 1er juillet 2016 et 0,6 % au 1er février 2017. Un décret a été publié en ce sens au Journal officiel du jeudi 26 mai 2016.

La valeur annuelle du traitement correspondant à l'indice 100 majoré est ainsi portée à 5 589,69 € à partir du 1er juillet 2016 puis à 5 623,23 € à compter du 1er février 2017. Ce décret concerne à la fois les personnels civils et militaires de l'État, les personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d'hospitalisation.

Cette revalorisation de la valeur du point d'indice est sans effet sur les retraites des fonctionnaires qui sont revalorisées en fonction de l'évolution des prix à la consommation hors tabac.

Rappel : Cette mesure met fin au gel du point d'indice qui n'avait pas été revalorisé depuis juillet 2010.  

Salaire minimum des apprentis

Le décret du 25 avril 2016 rectifie le texte du Code du travail concernant le salaire minimum des apprentis âgés de 21 ans et plus. 

À partir du 1er juillet 2016, le salaire minimum de ceux-ci sera égal à un pourcentage du salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé, si celui-ci est supérieur au Smic, et non plus à un pourcentage du Smic. 

Compte pénibilité

La mise en place complète du compte pénibilité dans le secteur privé est prévue à partir du 1er juillet 2016. C'est ce que précise un décret publié au Journal officiel du 31 décembre 2015.

Certains facteurs de pénibilité qui devaient entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2016 vont n'être pris en compte qu'à partir du 1er juillet 2016. Il s'agit des facteurs de risque suivants :

  • manutentions manuelles de charges ;
  • postures pénibles forçant les articulations ;
  • vibrations mécaniques ;
  • les agents chimiques dangereux, y compris poussières et fumées ; 
  • températures extrêmes, chaud ou froid ;
  • bruit.

Quatre facteurs de pénibilité sont en place depuis le 1er janvier 2015 (travail de nuit, en équipes successives alternantes, répétitif ou en milieu hyperbare).

Le décret modifie également la définition et les seuils de deux facteurs de pénibilité (le bruit et le travail répétitif).

Rappel : Prévu par la loi du 20 janvier 2014 concernant l'avenir des retraites, le compte personnel de prévention de la pénibilité permet aux salariés du secteur privé exposés à des situations difficiles d'obtenir un certain nombre de points. Ce compte qui est plafonné à 100 points sur l'ensemble d'une carrière peut ensuite être utilisé notamment pour un passage à temps partiel sans baisse de rémunération ou encore un départ anticipé à la retraite (les 20 premiers points obtenus sur le compte étant réservés à la formation professionnelle). 

Reconnaissance simplifiée de la lourdeur du handicap

  • La procédure de reconnaissance de la lourdeur du handicap, ou de renouvellement en cas desituation inchangée, est simplifiée à partir du 1er juillet. Le nombre de documents administratifs à fournir lors de la demande est réduit. Notez également que de nouveaux formulaires doivent être utilisés pour faire une demande de reconnaissance de la lourdeur du handicap ou de renouvellement à l’AGEFIPH ;
  • La reconnaissance de la lourdeur du handicap peut également, sous certaines conditions, être accordée jusqu'à la fin de carrière pour les personnes âgées de 50 ans et plus.

Rappel :

La lourdeur du handicap peut être reconnue lorsque les conséquences financières de l'efficience réduite de la personne handicapée sur son poste de travail restent très importantes. Ce dispositif ouvre droit à une aide à l’emploi ou à une modulation de la contribution AGEFIPH    

·   Nouvelle période de référence pour la prise en compte du calcul de l'incapacité de travail pour les points retraite

Les Commissions paritaires de l'Agirc et de l'Arrco ont modifié la période de référence pour la validation des points de retraite pour les périodes d'incapacité de travail à compter du 1er juillet 2016. Les droits pris en compte seront désormais ceux de l'année N-1 (ou, à défaut de l'année N), sans se rapporter aux conditions d'emploi strictement identiques à celles qui sont constatées à la date de l'arrêt de travail. Les périodes d'incapacité de travail resteront validées sur la base de la moyenne journalière des droits inscrits au compte du salarié malade. 

Renforcement de l'inspection du travail

Publiée au Journal officiel du 8 avril 2016, l'ordonnance relative au contrôle de l'application du droit du travail entre en vigueur au 1er juillet 2016. Elle améliore les moyens d'intervention et les modes d'investigation de l'inspection du travail (accès aux documents de l'entreprise, expertise technique et diagnostics en matière de santé et de sécurité au travail) et accroît les pouvoirs de sanctions (administratives et pénales) en cas de manquement de l'employeur à la réglementation du travail. 

Transactions sur les plateformes internet

À compter du 1er juillet 2016, les transactions réalisées entre particuliers sur les plateformes internet permettant notamment de louer des biens (logement) ou des services (covoiturage) vont faire l'objet d'une communication à l'adresse de leurs utilisateurs sur leurs obligations déclaratives en particulier sur les revenus générés par leurs activités. 

À partir du 1er juillet 2016, les transactions réalisées entre particuliers sur les plateformes internet permettant notamment de louer des biens (logement) ou des services (covoiturage) vont faire l'objet d'une communication à l'adresse de leurs utilisateurs sur leurs obligations déclaratives en particulier sur les revenus générés par leurs activités. C'est ce que prévoit l'article 87 de la loi de finances pour 2016.

Les plateformes mettant en relation à distance, par voie électronique, des personnes (vente d'un bien, fourniture d'un service, échange ou partage d'un bien ou d'un service) devront en effet fournir à leurs utilisateurs, pour chaque transaction, une « information loyale, claire et transparente » sur leurs obligations sociales et fiscales.

Ces entreprises devront également communiquer à leurs utilisateurs, en janvier de chaque année un document récapitulant le montant brut des transactions dont elles ont connaissance et qui ont été perçues par leurs utilisateurs durant l'année précédente.

Ces obligations d'information s'adressent aux personnes résidant en France ou réalisant des ventes ou des prestations de service en France.

Par ailleurs, les entreprises devront communiquer à l'administration fiscale, chaque année avant le 15 mars, un certificat concernant le respect de leurs obligations d'information vis-à-vis de leurs utilisateurs.

Obligations d'information des sites comparateurs en ligne

À compter du 1er juillet 2016, les sites comparateurs en ligne devront informer les consommateurs des critères de classement des offres (biens ou services), des liens financiers avec les professionnels comparés, du caractère exhaustif des offres (publicité ou non), du nombre de sites référencés, et de la périodicité d'actualisation. 

À savoir : es obligations s'appliquent aux transactions réalisées à compter du 1er juillet 2016.

La validité des chèques passera de 12 à 6 mois à compter du 1er juillet 2017

Lors de l’examen en première lecture à l’Assemblée nationale, les députés ont réduit la durée de validité des chèques.

Le 10 juin dernier, les députés ont voté, en première lecture, la baisse de validité des chèques de 12 à 6 mois.

Cette mesure, inscrite dans le projet de loi « Sapin II, entrera en vigueur le 1er juillet 2017.

L’objectif est d’encourager l’utilisation de moyens de paiement alternatif (cartes, virements, prélèvements...).

Le chèque présente plusieurs inconvénients, notamment un circuit d’encaissement peu fluide (risque de pertes du chèque par le bénéficiaire, l’incertitude sur la date d’encaissement du chèque, vérification de l’identité en caisse...), le risque d’impayés pour les commerçants qui conduit nombre d’enseignes à les refuser et les coûts de traitement pour les banques et les commerçants », explique le gouvernement.

Les chèques en déclin

Même s’il se place en 4e position après la carte bancaire, les prélèvements, et les virements, le chèque connaît un déclin régulier (-4,8 % en 2014).

Cependant le chèque représente encore une réalité importante dans les paiements : 12 % des paiements scripturaux, avec 2,5 milliards de chèques émis en 2014, pour un montant total de plus de 1200 milliards d’euros (soit 5 % des paiements).

À cet égard, la France occupe une position atypique au sein de l’Union européenne avec 71% des chèques émis dans cette zone", commente le gouvernement.

Isolation acoustique obligatoire en cas de travaux importants

Bruit routier ou ferroviaire, proximité d'un aéroport... À partir du 1er juillet 2017, la réalisation de travaux importants de rénovation (travaux de rénovation énergétique globale, ravalement, toiture...) va s'accompagner de travaux d'isolation acoustique dans les zones particulièrement exposées au bruit. C'est le sens d'un décret publié au Journal officiel du 16 juin 2016.

VOIR AUSSI : Isolation acoustique obligatoire en cas de travaux importants à partir du 1er juillet 2017

Véhicules polluants

Autre interdiction, à Paris cette fois: la circulation des véhicules les plus polluants, dont les voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997 et les deux roues antérieurs à juin 1999. La règle sera valable en semaine, de 8h à 20h, dans Paris intramuros (hors bois et périphérique). Selon la Ville, la mesure touchera quelque 10.000 véhicules, toutes catégories confondues, sur les quelque 600.000 qui circulent chaque jour dans Paris.

Vignettes automobiles

Les automobilistes pourront obtenir à partir de vendredi un "certificat qualité de l'air", une pastille de couleur correspondant au niveau d'émission de leur véhicule, qu'ils devront apposer sur le pare-brise. Les véhicules les plus anciens -voitures immatriculées avant le 31 décembre 1996- ne pourront pas obtenir de certificat. Les villes qui le souhaitent, comme Paris, pourront alors s'appuyer sur ce système pour moduler la circulation, afin de lutter contre la pollution de l'air.

VOIR AUSSI : Mise en place dans certaines villes de vignettes pour les voitures les moins polluantes

Amende forfaitaire

Il n'est plus possible de payer ses amendes forfaitaires avec un timbre-amende (sauf pour une amende sanctionnée par une contravention constatée avec un carnet de verbalisation à souches).

Changement dans le mode de paiement des amendes forfaitaires

Le décret n° 2015-1845 prévoit la suppression de la possibilité de régler par timbre-amende les contraventions consécutives à des infractions au code de la route relevées par un système de contrôle automatisé ou par un appareil électronique.

Ce texte ne s'appliquera qu'à partir du 1er juillet 2016.

Les informations données sur cette page restent d'actualité et seront modifiées à cette date.

L'amende forfaitaire s'applique aux contraventions de 4 premières classes punies seulement d'une peine d'amende, sans peine complémentaire. Cette procédure s'applique que les contraventions entraînent ou non un retrait des points du permis de conduire.

Infractions concernées

Les principales infractions entraînant une amende forfaitaire sont classées en 4 classes.

Contraventions de 1re classe
  • Défaut de paiement sur un stationnement payant ;

  •  Feux de position non-conformes.

Contraventions de 2e classe
  • Changement de direction sans clignotant ;

  •  Non paiement d'un péage ;

  •  Absence de certificat d'assurance valide sur le pare-brise ;

  •  Arrêt ou stationnement gênant.

Contraventions de 3e classe
  • Excès de vitesse inférieur à 20 km/h (pour une vitesse maximale autorisée supérieure à 50 km/h) ;

  •  Freins défectueux.

Contraventions de 4e classe
  • Usage d'un téléphone tenu en main ;

  •  Circulation sur la bande d'arrêt d'urgence ;

  •  Stationnement très gênant (sur les voies réservées au bus, sur les trottoirs sauf pour les 2 ou 3 roues, sur les places réservées aux handicapés...) ;

  •  Conduite sans ceinture de sécurité ;

  •  Refus de priorité ;

  •  Non respect d'un feu rouge ou d'un stop ;

  •  Franchissement ou chevauchement d'une ligne continue ;

  •  Absence de visite technique périodique ;

  •  Conduite en état alcoolique ;

  •  Circulation en sens interdit

  •  Non respect de la distance de sécurité

  •  Excès de vitesse égal ou supérieur à 20km/h et inférieur à 50 km/h ;

  •  Dépassement dangereux ;

  •  Circulation sans éclairage

  •  Absence de certificat d'immatriculation ;

  •  Non justification d'une assurance.

En cas d'infraction constatée par radar notamment, un avis de contravention et une carte de paiement, appelée aussi "carte-lettre", sont envoyés au titulaire du certificat d'immatriculation, par cour

L'avis mentionne le montant de l'amende, celui de la majoration encourue en cas d'absence de paiement ou de contestation dans les délais, et les modalités de contestatiMontant de l'amende forfaitaire

Le montant de l'amende forfaitaire dépend de la date de son paiement. Il existe 3 montants de contravention :

  • le montant minoré s'applique aux infractions au code de la route des 2e, 3e et 4e classes ;

  •  le montant normal s'applique lorsque les délais de paiement de la contravention à montant minoré sont dépassés où qu'il n'y a pas de montant minoré ;

  •  le montant majoré est dû en l'absence de paiement ou de contestation du montant normal d'une contravention dans les délais.

Montant de l'amende selon la classe de la contravention 
Contraventions   Amende forfaitaire minorée  Amende forfaitaire  Amende forfaitaire majorée 
Infraction commise par un piéton  -  4 €  7 € 
1re classe (hors stationnement)  -  11 €  33 € 
1re classe (stationnement)  -  17 €  33 € 
2e classe  22 €  35 €  75 € 
3e classe  45 €  68 €  180 € 
4e classe 

 

90€ 

 (sauf stationnement très gênant 

135 €  375 € 

 

Délais de paiement

Les délais de paiement dépendent du moyen de transmission de l'avis de contravention et du mode de paiement.

 

Délais de paiement selon le mode de réception de l'avis 
Situation  Montant minoré  Montant normal  Montant majoré 
Avis remis en main propre  Moins de 3 jours  de 4 à 45 jours   
Avis envoyé à domicile  Moins de 15 jours  de 16 à 45 jours  Au delà de 45 jours 
Délais supplémentaires en cas de paiement par télé-procédure (infractions relevées par radar automatique uniquement)  + 15 jours  + 15 jours  + 15 jours 

Lorsque le délai de paiement n'est pas respecté, le montant de l'amende passe de minoré à normal, puis de normal a majoré.

L'amende majorée doit être réglée dans les 45 jours de la réception de l'avis (60 jours en cas de paiement par une télé-procédure). Cependant, si le règlement intervient dans les 30 jours, son montant est diminué de 20%.

À l'issue du délai imparti pour le paiement de l'amende majorée, le Trésor Public engage une procédure contentieuse afin d'obtenir le paiement forcé de l'amende.

Lorsqu'une amende forfaitaire majorée a été émise, le comptable du Trésor peut faire opposition à tout transfert du certificat d'immatriculation à la préfecture d'immatriculation :

Le comptable du Trésor informe le procureur de la République de sa démarche.

Si vous avez du mal à payer une amende forfaitaire majorée, vous pouvez adresser une demande motivée au comptable du Trésor public, pour solliciter un délai de paiement ou une remise gracieuse.

La procédure de requête en exonération ou de réclamation n'est pas applicable aux amendes forfaitaires majorées ayant fait l'objet d'une demande de délai de paiement ou de remise gracieuse.

S'il estime la demande justifiée, le comptable du Trésor public peut accorder :

  • soit un délai de paiement ;

  •  soit une remise gracieuse partielle ou totale, le cas échéant en appliquant une diminution de 20 %.

Procédures de paiement

Si l'agent verbalisateur possède le matériel nécessaire, il est possible de payer immédiatement (en espèces, par chèque ou par carte bancaire). Une quittance est alors remise.

Si le paiement n'a pas lieu au moment de la constatation de l'infraction, le paiement peut s'effectuer :

  • par timbre amende ;

  •  par chèque, libellé à l'ordre du Trésor Public (ou de la direction générale des finances publiques, selon ce qui est indiqué sur la carte de paiement) accompagné de la carte de paiement ;

  •  par téléphone, au numéro du serveur vocal du télé-paiement des amendes ;

  •  pour les amendes radars : par timbre dématérialisé auprès de certains débitants de tabac agréés "paiement électronique des amendes". Il convient de présenter sa carte de paiement au débitant de tabac et de lui régler le montant de l'amende ; en retour, ce dernier délivre un justificatif de paiement ;

  •  pour les amendes radars et celles dont la référence télé-paiement figure sur le talon de paiement : par internet sur le site amendes.gouv.fr.

Où s’adresser ?
Serveur vocal du service de télépaiement des amendes

Ministère en charge des finances

Par téléphone

0811 10 10 10

24 heures sur 24

Numéro violet ou majoré : coût d'un appel vers un numéro fixe + service payant, depuis un téléphone fixe ou mobile.

Pour connaître le tarif, écoutez le message en début d'appel.

Service en ligne

Service de télépaiement des amendes

Accéder au service en ligne

Ministère en charge des finances

À savoir :

Si vous avez perdu l'avis de contravention, le centre national de traitement des infractions routières ne peut pas le retrouver car il n'a pas accès aux dossiers individuels. Seul l'avis d'amende forfaitaire majorée permettra de régler la contravention.

Services en ligne et formulaires

Téléservice

Formulaire

Où s’informer ?

Serveur vocal du service de télépaiement des amendes

Pour régler son amende par téléphone

Ministère en charge des finances

Par téléphone

0811 10 10 10

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Interdiction des sacs plastique à usage unique en caisse à partir de juillet 2016

Les sacs de caisse à usage unique en plastique d'une épaisseur inférieure à 50 µm, qu'ils soient gratuits ou payants, sont tous interdits à partir de juillet 2016 (y compris les sacs biodégradables).

À cette date, seuls pourront être distribués pour emballer les marchandises dans les points de vente :

  • les sacs plastique réutilisables de plus de 50 µm d'épaisseur (vendus ou non en caisse), quelle que soit la matière plastique utilisée,
  • les sacs pour emballage alimentaire, distribués en rayon boucherie, poissonnerie ou pour la pesée des fruits et légumes en vrac par exemple, quelles que soient l'épaisseur et la matière plastique utilisée,
  • les sacs constitués d'une autre matière que le plastique (papier, carton, tissu, etc.),
  • les sacs compostables constitués de matières biosourcées, c’est-à-dire à base de matière végétale (amidon par exemple), à condition d'avoir une épaisseur supérieure à 50 µm s'ils sont distribués en caisse.

Tous les commerces sont concernés, aussi bien les supermarchés que les marchés en plein air ou les commerces de proximité : boulangerie, épicerie, pharmacie, station-service...

Les commerçants sont autorisés à distribuer les sacs plastique qui vont être interdits, pour écouler leur stock, jusqu'au 1er juillet 2016.

Les sacs de moins de 50 µm d'épaisseur, autorisés pour être distribués ailleurs qu'aux caisses, doivent comporter un marquage informant le consommateur de façon visible et compréhensible quant à sa teneur en matière biosourcée (valeur chiffrée et norme de référence).

Sur tous les autres sacs, une mention doit indiquer qu'ils peuvent être réutilisés et ne doivent pas être abandonnés dans la nature.

Par ailleurs, sont dorénavant interdites la production, la distribution, la vente, la mise à disposition et l’utilisation d’emballages ou de sacs fabriqués à partir de plastique oxo-fragmentable, matière dégradable, mais ni assimilable par les micro-organismes, ni compostable.

À partir du 1er janvier 2017, l’interdiction est étendue :

  • aux sacs en matières plastiques à usage unique (de moins de 50 µm d'épaisseur) non compostables, destinés à l’emballage de marchandises au point de vente autres que les sacs de caisse, notamment les sacs distribués en rayon,
  • aux emballages plastiques non biodégradables et non compostables, pour l’envoi de la presse et de la publicité (mise sous blister).

La teneur en matière biosourcée des sacs plastique compostables autorisés doit augmenter de façon progressive :

  • 30 % en janvier 2017,
  • 40 % en janvier 2018,
  • 50 % en janvier 2020,
  • 60 % en janvier 2025.

En 2020, ce sera au tour de la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes jetables) d’être interdite, sauf si elle est compostable en compostage domestique et constituée de matières biosourcées.

Le nouveau code de la consommation entre en vigueur

Afficher l'article L'ordonnance n°2016-301 du 14 mars 2016 a refondu la partie législative du code de la consommation. Elle vise à améliorer la cohérence juridique de ce code et à permettre de l'adapter aux évolutions futures.

La partie législative se compose maintenant de 1 087 articles répartis en 8 livres au lieu de 5 dans la précédente version. Ils s'intitulent :

  • information du consommateur et pratiques commerciales ;

  •  formation et exécution des contrats (clauses abusives, acomptes, contrats de prestation de services et de démarchage téléphonique...) ;

  •  crédit ;

  •  conformité, sécurité des produits et services ;

  •  pouvoirs d'enquête et suites données aux contrôles ;

  •  règlement des litiges ;

  •  traitement des situations de surendettement ;

  •   associations agréées de défense des consommateurs et institutions de la consommation.

Désormais, consommateur, non-professionnel et professionnel sont juridiquement définis (article préliminaire) puisque selon le nouveau code :

  • le consommateur est une personne physique qui agit à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole ;

  •  le non-professionnel est une personne morale qui agit à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole ;

  •  et le professionnel, une personne physique ou morale, publique ou privée, qui agit à des fins entrant dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole, y compris lorsqu'elle agit au nom ou pour le compte d'un autre professionnel.

Ouverture dominicale

Dimanche prochain 3 juillet, le BHV-Marais (groupe Galeries Lafayette) sera le premier grand magasin parisien à ouvrir tous les dimanches dans le cadre de la loi Macron d'août 2015 créant les zones touristiques internationales. L'enseigne dispose depuis début mai d'un accord sur les ouvertures dominicales, signé par SUD-Solidaires BHV et la CFE-CGC. Les grands magasins du boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette et le Printemps, seront eux ouverts trois dimanches en juillet mais au titre des dimanches dits "du maire".

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