Accusés de trop polluer, les véhicules âgés de plus de vingt ans ne seront bientôt plus autorisés à circuler dans Paris. La date d'interdiction : le 1er juillet 2016. La sanction : une amende de 35 euros.
Le plan antipollution va laisser un bon nombre d’automobilistes sur le bas-côté. Les vieux véhicules seront en effet indésirables dans Paris intra-muros dès cet été. Les foyers les plus défavorisés seront particulièrement impactés par cette mesure. En pratique, quand et comment cette restriction sera-t-elle mise en place ?
► L'interdiction des vieux véhicules sous peine d'amende
À compter du 1er juillet 2016, les voitures (essence et diesel) d'avant 1997 seront interdites dans la capitale du lundi au vendredi de 8h à 20h. Même restriction pour les deux-roues motorisés antérieurs au 31 mai 2000.
L'interdiction concerne déjà, depuis un an, les poids lourds et les bus datant d'avant 2001. En 2020, seuls les véhicules immatriculés après 2010 seront acceptés intra-muros. L'automobiliste surpris à rouler quand même encourt une amende de 35 euros.
À noter ⇒ Des villes comme Grenoble, Strasbourg ou Versailles pourraient emboîter le pas à la capitale en interdisant l'accès à leurs centres villes aux vieux véhicules.
► Au moins 500.000 automobilistes concernés
Plus de 870.000 véhicules sont concernés par cette interdiction, selon 40 millions d'automobilistes. Un chiffre cependant plus élevé que celui avancé par la mairie, qui table plutôt sur 500.000.
Ceux qui voudraient s'en débarrasser en les vendant n'en tireront pas grand-chose. Car ces véhicules de plus de 20 ans, qui ne valent déjà plus grand-chose, devraient en outre subir une dévaluation de 1250 euros en moyenne, selon les chiffres communiqués par l'association au Parisien.
► Des vignettes pour filtrer les véhicules
"Le contrôle se fera de façon aléatoire sur la carte grise" en journée en semaine, indiquait la mairie de Paris, contactée sur ce sujet voilà quelques semaines. En outre, selon les informations des Echos, des pastilles de couleur à coller sur le pare-brise devraient entrer en service dès le 1er juillet.
Celles-ci devraient aider les policiers à repérer l'âge et la motorisation des véhicules et donc à filtrer ceux qui sont autorisés à entrer dans la capitale (en journée la semaine). Après de nombreuses discussions, un arrêté en préparation devrait finalement fixer ce nombre de vignettes à six.