Un supplément de loyer de solidarité (SLS) dit surloyer peut être réclamé au locataire dès lors que ses revenus excèdent les plafonds de ressources exigés pour l'attribution d'un logement social.
Vous êtes assujetti au SLS lorsque toutes les ressources des personnes habitant le logement excèdent d'au moins 20 % le plafond de ressources* qui ouvre droit à votre logement social.
Ce plafond est fonction :
du type de votre logement (PLS, PLUS, PLAI). Le logement social bénéficie de financements de l'Etat qui définissent trois catégories de logements sociaux :
Les PLAI (Prêt Locatif Aidé d'Intégration) : ce sont les logements sociaux aux loyers les plus bas, réservés aux personnes en situation de grande précarité ou aux ressources très modestes ;
Les PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) : les loyers sont plus élevés que pour ceux des logements PLAI, 65 % de la population est éligible à cette catégorie de logement social ;
Les PLS (Prêt Locatif Social) : les loyers de ces logements dits "intermédiaires", sont plus élevés que ceux des logements PLUS.
A chaque catégorie correspondent des plafonds de ressources maximum par catégorie de logement social et situation familiale.
Attention :
au-delà d'un certain montant , vous pouvez perdre votre droit au maintien dans les lieux.
Le SLS n'est pas appliqué :
Informations à fournir à votre bailleur
Le SLS éventuellement dû à partir du 1er janvier de l'année N+1 est calculé par le bailleur durant l'année N.
Le bailleur réalise tout d'abord une enquête ressources pour savoir si vous êtes susceptibles d'être redevables du SLS. Le questionnaire vous est distribué au cours du 2e semestre de l'année en cours (année N).
Vous avez l'obligation de répondre au questionnaire dans un délai d'1 mois et de fournir au bailleur
Sur la base de ces informations, le bailleur calcule le montant du SLS dû. Il vous fournit ensuite une information vous permettant de vérifier le montant du SLS exigé. Le SLS ainsi calculé est dû à partir du 1er janvier de l'année suivante (année N+1).
À titre d'exemple, pour un éventuel SLS dû à partir du 1er janvier 2019 :
À noter :
le bailleur n'est pas tenu de vous faire parvenir l'enquête ressources si vous percevez une aide au logement (APL, ALF ou ALS).
Vous avez l'obligation de répondre dans un délai d'un mois. Si vous ne le faites pas, le bailleur vous adresse une mise en demeure. À défaut de réponse dans un délais de 15 jours, vous devez payer un SLS d'un montant plus élevé et régler une indemnité de frais de dossier de 25 €. Dès réception des renseignements par le bailleur social, ce dernier régularise votre situation concernant le SLS. Le trop-perçu vous est reversé dans un délai de 2 mois.
Si vous ne répondez pas à l'enquête ressources durant 2 années consécutives, vous devez quitter votre logement (sauf exceptions).
Rappel :
Le SLS dû au 1er janvier de l'année N est calculé l'année N-1 sur la base des ressources perçues en N-1.
Si vos revenus diminuent, vous pouvez en faire part à votre bailleur afin qu'il recalcule le montant de votre SLS.
Votre bailleur vous appliquera un nouveau montant de SLS :
Ce nouveau montant s'applique à partir du mois qui suit celui au cours duquel la diminution de vos revenus est survenue, à la condition que vous transmettiez les justificatifs dans un délai de 3 mois après cet événement.
Si vous transmettez ces documents après ce délai, le nouveau montant s'applique à partir du mois qui suit cette transmission.
Si la composition de votre famille se modifie (par exemple, naissance d'un enfant), vous pouvez en faire part à votre bailleur afin qu'il recalcule le montant de votre SLS.
Votre bailleur vous appliquera un nouveau montant de SLS si vous lui en faites la demande à l'appui de documents justificatifs.
Ce nouveau montant s'applique à partir du mois qui suit celui au cours duquel la modification est survenue, à la condition que vous transmettiez les justificatifs dans un délai de 3 mois après cet événement.
Si vous transmettez ces documents après ce délai, le nouveau montant s'applique à partir du mois qui suit la transmission.
Dès que le bailleur constate un dépassement de 20 %, il applique le SLS.
Le SLS est calculé en fonction :
Le montant mensuel du SLS est obtenu selon la règle de calcul suivante : SLS = SH x CDPR x SLR.
| CDPR | ||
| Dépassement des plafonds de ressources* | Valeur du coefficient de dépassement à appliquer | Précisions de calcul |
| De 20 % | 0,27 | / |
| De 21 % à 59 % | 0,06 | Valeur à appliquer à chaque nombre entier de l'intervalle |
| De 60 % à 149 % | 0,08 | |
| À partir de 150 % | 0,1 | |
Exemple de calcul :
Vos revenus dépassent de 22 % le plafond de ressources*, le calcul du CDPR qui vous sera appliqué est le suivant :
À noter :
selon la localisation du logement, le CDPR peut être modulé.
Supplément de loyer de référence (SLR)
| Montant du SLR par mètre carré habitable | ||
| Zone géographique | Montant mensuel par m2 habitable | |
| 1 bis | - Paris
- Commune limitrophe de Paris |
2,74 € |
| 1 | - Autres communes de l'agglomération parisienne
- Commune en zone d'urbanisation ou ville nouvelle, en Île-de-France |
2,20 € |
| 2 |
- Reste de la région Île-de-France - Agglomération ou communauté urbaine de plus de 100 000 habitants - Commune rattachée à EPCI - Zone d'urbanisation ou ville nouvelle, hors Île-de-France |
1,10 € |
| 3 | - Reste du territoire métropolitain,
- Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte |
0,27 € |
Montant maximum du total loyer + SLS
Le montant de votre loyer (hors charges) augmenté du montant du SLS ne peut pas dépasser 30 % des ressources de l'ensemble des personnes de votre foyer.
Si vous recherchez un logement social, sachez que les plafonds de ressources ont été revalorisés de 1,57 %, au 1er janvier 2019. Ces plafonds annuels servent de référence pour l’attribution d’un logement locatif social.
Un logement social est un logement qui a bénéficié d’un financement à taux privilégié au moment de sa construction ou de sa réhabilitation et qui s’inscrit le plus souvent dans des plans locaux d’urbanisme. Il existe ainsi différents types de logement social en fonction du prêt ayant servi à son financement.
En contrepartie, pour chacun des programmes, une convention est signée avec l’État. Elle définit les plafonds de ressources à respecter par le(s) futur(s) locataire(s) de chaque logement, elle prévoit également l’encadrement des loyers et permet aux locataires de bénéficier de prix inférieurs aux loyers du secteur privé voire éventuellement de certaines aides au logement (APL, AL).
Vous devez justifier de ressources égales ou inférieures aux plafonds de référence du logement auquel vous candidatez, variables selon votre composition familiale et votre futur zone d’habitation.
Le montant des ressources à prendre en compte est égal à la somme des revenus fiscaux de référence de l’année n-2 de chaque personne composant le ménage ou amenée à occuper le logement, soit 2017 pour 2019 (cf. ligne 25 de votre avis d’impôt 2018 sur vos revenus de l’année 2017).
Pour certains plafonds, il peut être tenu compte de vos revenus de l’année n-1 ou de vos revenus des 12 derniers mois, s’ils sont inférieurs d’au moins 10% par rapport à ceux de l’année n-2.
Une nouveauté :
Pour 2019, les nouveaux plafonds de ressources prennent dorénavant en compte les situations de handicap dans la catégorie des ménages : la personne en situation de handicap doit être titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité ».
Code de la construction et de l'habitation : articles L441-3 à L441-15
SLSCode de la construction et de l'habitation : articles R441-19 à R441-28
Fixation du SLSCode de la construction et de l'habitation : articles R441-29 et R441-30
Fixation du SLS (autres bailleurs sociaux)Code de la construction et de l'habitation : article R441-31
Logements exonérésarrêté du 28 décembre 2018 modifiant l'arrêté du 29 juillet 1987.
Loi n°95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire
Périmètre des zones de revitalisation rurale (ZRR) au 22 février 2018
Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET)Zones de revitalisation rurale (ZRR)
Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET)Carte des quartiers prioritaires de la politique de la ville
Ministère chargé de la villeZones urbaines sensibles (Zus)
Ministère chargé de la ville
Voir aussi