La ministre de la Décentralisation de la Fonction publique a proposer mardi 16 juin aux organisations syndicales de nouvelles grilles de rémunération.
Le coup de pouce du gouvernement aux salaires des fonctionnaires ne convainc pas les syndicats. La ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, leur a soumis mardi 16 juin une augmentation ciblée des rémunérations. Les membres de la fonction publique d’Etat, territoriale (notamment employés par les communes, les départements et les régions) et hospitalière sont concernés.
Mais le projet du gouvernement prévoit seulement « des hausses concentrées sur les débuts et les fins de carrière », indique le quotidien Les Echos. Le champ d’application de ces revalorisations est étroit. FO souhaite un gain conséquent pour tous les agents. Le possible calendrier de mise en œuvre « n’est pas raisonnable ». D’après Le Journal du Dimanche, « les premières revalorisations auraient lieu fin 2016, début 2017 », pour être « étalées jusqu’en 2020 ».
Cet horizon trop lointain. On attend toutefois de connaître « le calendrier » et « l’ampleur » de la réforme pour se prononcer précisément.
« Les syndicats discutent depuis plusieurs mois avec le cabinet de la ministre. Ils ont jugé insuffisantes les premières propositions de Marylise Lebranchu ».
« Les traitements des agents se sont tassés »
Les traitements des agents se sont tassés ces dernières années. Les syndicats comme le gouvernement partagent ce constat. L’idée d’un redéploiement des grilles de rémunération est acceptée des deux côtés de la table.
Depuis 2010, les traitements des fonctionnaires sont gelés, par souci d’économie budgétaire. Ce qui a des répercussions sur leur pouvoir d’achat : entre 2012 et 2013, leur salaire net moyen a diminué de 0,7 % (en tenant compte de la hausse des prix), à 2 470 € par mois, selon l’Insee. Le gel pénalise en particulier les agents de catégorie B et C, les moins bien payés. Le gouvernement entend le maintenir jusqu’en 2017, au grand dam des syndicats.
Et bien sur toute coïncidence avec des élections présidentielles à haut risque pour le pouvoir (en 2016) n'est qu'un pur hasard…