Alors que certains salariés ne peuvent pas se rendre à leur travail ou arrivent en retard ces jours-ci du fait d'un mouvement social dans le secteur des transports, qu'en est-il pour ces salariés ? Peuvent-ils être sanctionnés par leur employeur ?
Non, en cas de grève des transports, les salariés empêchés d'aller au travail ou retardés ne peuvent pas être sanctionnés.
Dans ce cas, ils peuvent invoquer un cas de force majeure en présentant un justificatif de retard ou d'absence.
Les employeurs ne sont toutefois pas obligés de rémunérer le temps d'absence de leurs salariés (sauf convention ou accord collectif plus favorable).
Par ailleurs, pour éviter une retenue sur salaire et avec l'accord de leur employeur, les salariés peuvent compenser leur absence ou retard :
Pouvez-vous rattraper les heures perdues ?
Un rattrapage est possible si l’employeur est d’accord.
En l’absence de règles générales, vous pouvez tout de même télétravailler mais seulement si votre employeur l’accepte. L’accord peut être formalisé « par tout moyen », comme un échange de courriels, précise le texte cité. D’après Me Amado, même un jour de grève, l’employeur a tout à fait le droit de refuser que vous télétravailliez, par contre si cela est possible, l'employeur peut décider de recourir au télétravail.