Ce n’est pas parce qu’il gèle à l’extérieur, que les tarifs stagnent pour autant. Pour preuve, le mois de mars ne fait pas exception à la règle. Au moins trois nouveaux ajustements tarifaires ainsi qu’une régularisation plus stricte sont susceptibles de vous concerner à partir de ce jeudi.
3 % de moins pour les tarifs réglementés du gaz
Comparés à février 2018, les tarifs réglementés du gaz pratiqués par Engie notamment ainsi que par des régies locales de distribution afficheront une baisse de 3 %. De fait, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a en effet accepté la formule tarifaire proposée par le fournisseur d’énergie prévue à partir du 1er mars 2018. Au total depuis 2015, les tarifs réglementés de vente du gaz ont baissé en moyenne de 13,7 %, tient à souligner la CRE. Si bien qu’au final, le montant de votre facture annuelle devrait afficher une baisse (hors taxes et contribution tarifaire d’acheminement) de 1 % pour ce qui concerne la cuisson, de 1,8 % pour ce qui est de l’eau chaude et de la cuisson, de 3 % côté chauffage et de 3,5 % pour tout ce qui porte sur la petite chaufferie
Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole, et les prix de marché, proposés par Engie et ses concurrents (EDF, Direct Énergie, Eni, Lampiris, etc.).
Les tarifs réglementés sont en sursis depuis que le Conseil d'État, saisi par des fournisseurs concurrents d'Engie, a jugé en juillet que leur maintien était contraire au droit européen.
Coup de bambou pour les fumeurs
Quantité de paquets de cigarettes vont voir leurs tarifs augmenter de 1 euro environ à partir de ce 1er mars 2018. En cause : la hausse des taxes auxquelles les fabricants sont soumis. Lesquels fabricants ont donc, en partie tout du moins, choisi de répercuter cette augmentation sur les montants pratiqués.
Le prix des cigarettes devenir autour de 8 euros le paquet à partir de ce jeudi 1er mars. Le gouvernement espère ainsi faire chuter la consommation de tabac.
En entrée de gamme, les Lucky Strike Red qui étaient à 6,80 euros passent à 7,80 euros, tout comme les Winfield et Winston rouge. La Chesterfield red passe à 7,80 euros contre 7 euros.
Selon l'arrêté, le paquet de 20 Marlboro rouge et Gold, qui était à 7,30 euros, va augmenter à 8 euros, le numéro un du marché français ayant apparemment décidé d'absorber lui-même une partie de la hausse des taxes. Dans la même catégorie, le paquet de Philip Morris, de Camel et de Gauloise blonde passe aussi à 8 euros.
C'est la deuxième hausse mise en œuvre depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, après quatre années de stabilité. D'autres augmentations sont prévues dans les prochaines années, afin de porter le prix du paquet à 10 euros d'ici novembre 2020.
Objectif affiché par la ministre de la Santé Agnès Buzyn : obtenir "une prise de conscience de ceux qui fument que ça représente un budget non négligeable, et qu'à une période où tout le monde a envie d'augmenter son pouvoir d'achat, peut-être que cette somme-là" pourrait être dépensée autrement, a-t-elle expliqué le 27 février sur CNews.
"Huit euros, je pense que ça commence à impacter considérablement un pouvoir d'achat, il est important de savoir qu'à la fin de l'année ce sont plusieurs milliers d'euros par an qui sont mis dans les cigarettes. Et puis, ça a un coût sociétal avec 73.000 morts par an, et un coût pour la Sécurité sociale de 20 milliards d'euros chaque année, et des vies et des familles brisées", souligne la ministre.
Un nouveau montant pour la vignette Crit’Air
Au rang des bonnes nouvelles, le prix de la fameuse vignette Crit’Air, obligatoire pour utiliser votre véhicule dans certaines grandes villes, diminue à partir de ce jeudi. Son prix passe désormais de 4,18 euros à 3,62 euros (frais postaux inclus) et concerne les demandes formulées à partir du 1er mars 2018.
La vignette Crit'Air sera également obligatoire à Rennes en octobre 2018.
Et une régulation des locations Airbnb à Bordeaux
Après Paris, c’est donc au tour de Bordeaux d’instaurer une très stricte régulation des locations de logements effectuées via des plateformes de type Airbnb. Depuis ce jeudi 1er mars, les Bordelais aspirant à louer une pièce ou plus via ces plateformes auront l’obligation de s’enregistrer en mairie. Après une déclaration visant à leur permettre de s’acquitter de la taxe de séjour, les propriétaires auront la possibilité de louer leur bien jusqu’à 120 jours par an. Au-delà, ils seront contraints de déclarer un changement d’usage de leur bien
Après déclaration pour s’acquitter de la taxe de séjour, les particuliers pourront louer jusqu'à 120 jours par an. Au-delà, ils devront déclarer un changement d'usage de leur bien. Pour les locations saisonnières exclusives, le logement entier devra, dès le premier jour de location, changer d'usage pour devenir une entreprise commerciale.
Avec deux appartements de même surface, le propriétaire pourra ainsi louer le premier en location normale et le second en location saisonnière. Avec un seul appartement, la location saisonnière exclusive n'est plus possible. "L'augmentation exponentielle des offres concentrées sur le cœur historique de notre ville est quelque chose que nous souhaitons enrayer", explique Stephan Delaux, adjoint au maire chargé du tourisme. Le but est notamment de laisser les offres de studios et deux-pièces aux ménages modestes, aux étudiants et aux personnes âgées.
Pour les locations saisonnières exclusives, le logement entier devra, dès le premier jour de location, changer d'usage pour devenir une entreprise commerciale.
La mairie de Bordeaux estime les offres locatives entre 10.000 et 14.000, dont 8.000 pour Airbnb. Comme à Paris, des contrôles seront mis en place et, en cas d'infraction, des amendes seront prononcées.