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Pollens : cinq conseils pour tenir le coup lorsqu’il fait chaud

ALLERGIE – Alors que la saison touche à sa fin, une plante persiste : l’ambroisie. Encouragés par les fortes chaleurs, les allergènes atteignent des pics d’émission dans le sud de la France. Voici les conseils d’un allergologue pour y faire face.

Pollens : cinq conseils pour tenir le coup lorsqu’il fait chaud

L'ambroisie pourrait sévir jusqu'à la fin du mois de septembre

Les quantités de pollens d’ambroisie ne cessent d’augmenter ces derniers jours dans la région Rhône-Alpes. En cause, les vagues de chaleur qui favorisent les concentrations de pollens dans l’air. "Le pic d’émission pollinique le plus élevé se produit fin août, début septembre, et peut atteindre le niveau 5", prévient le Réseau national de surveillance agrobiologique (RNSA). Ce niveau, le plus élevé sur l’échelle, est synonyme de pic d’émission… et de fortes gênes pour les allergiques.

Mais voilà, éviter l’exposition est aussi impossible qu’arrêter de respirer. En revanche, il est possible de la limiter. Le Dr Pascal Bousiquier, allergologue à Paris et responsable médical et scientifique pour le laboratoire ALK, nous a livré ses conseils. Des recommandations qui sont aussi utiles pour mieux vivre cette période de canicule.

Privilégier la climatisation (si elle est bien entretenue)
 

Allumer la clim, fenêtres fermées, permet d’éviter que les pollens d’ambroisie n’investissent les lieux. "C’est un excellent moyen pour les personnes allergiques aux pollens de vivre ou travailler dans un environnement dépourvu de pollens, précise le spécialiste. Mais attention à bien l’entretenir pour éviter d’être contaminé par des bactéries et des moisissures potentiellement allergisantes." De plus, descendre trop bas la température risque d’aggraver les symptômes de la rhinite allergique.

 N’aérer que le soir

Ne pas aérer du tout son intérieur, c’est risquer d’augmenter la concentration des polluants intérieurs. Problème : ces derniers ont la fâcheuse tendance d’aggraver les symptômes. Alors, la meilleure option est de privilégier certains moments pour le faire. "De jour, les fenêtres doivent rester fermées pour éviter que les pollens ne prolifèrent à l’intérieur, explique notre interlocuteur. Mais le soir, les concentrations de pollens dans l’air diminuent avec la baisse des températures." L’autre possibilité est de la faire très tôt le matin, avant que les températures montent.

 Porter des lunettes et un chapeau

Indispensables de l’été, ces accessoires ont aussi l’avantage de limiter l’exposition au pollen. "Porter des lunettes de soleil permet de protéger les yeux, conseille le Dr Bousiquier. Le chapeau, lui, évite que les particules allergisantes se déposent sur les cheveux en trop grande quantité."

 Ne pas oublier la douche du soir

Pour passer une nuit tranquille, ne faites pas l’impasse sur la douche avant le coucher ! " Après une bonne journée passée à l’extérieur, les cheveux ont capté un maximum de pollens et la douche permet de s’en débarrasser facilement et d’éviter de contaminer son oreiller", recommande encore l’allergologue. Autre astuce : si vous ne vous lavez pas les cheveux, pensez au moins à les brosser pour éliminer le maximum de particules.

 Eviter de sécher son linge dehors

Cela peut paraître intéressant pour gagner du temps. Mais "le linge mouillé capte plus facilement les pollens transportés par l’air", prévient le Dr Pascal Bousiquier. Dans ce cas, mieux vaut le faire sécher à l’intérieur, fenêtres fermées.

Et la piscine ? "Plonger dans l’eau fraîche peut soulager les symptômes temporairement mais cela reste anecdotique", précise notre interlocuteur. En effet, "les pollens se dissolvent sur les cheveux mouillés et restent fixés, ce qui peut aggraver les symptômes." Un problème qui peut être résolu si vous vous douchez en rentrant chez vous.

En parallèle, le Dr Pascal Bousiquier recommande de poursuivre son traitement (les antihistaminiques, corticoïdes…). Et si vos symptômes allergiques sont vraiment insupportables, la désensibilisation peut être envisagée. "Elle est réalisée hors saison pollinique, après avoir réalisé un bilan allergologique", indique le spécialiste. Cette méthode est la seule qui peut modifier durablement une allergie respiratoire. Le traitement de fond doit être suivi pendant 3 à 5 ans

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